L’entreprise à l’heure du numérique

Soumis par vpaes le jeu, 11/19/2009 - 16:50 -->

Réseaux sociaux, dématérialisation des documents, mobilité… Le numérique révolutionne nos façons de travailler. Face à ces changements, les entreprises doivent s’adapter rapidement. Pour elles, c’est un moyen formidable d’améliorer leur compétitivité tout en repositionnant le salarié au cœur de leur stratégie.


Depuis déjà 15 ans, le numérique révolutionne le monde de l’entreprise. L’arrivée de l’ordinateur puis d’Internet sur le lieu de travail constitue deux événements majeurs. Mais ce n’est que le commencement. Avec Internet, tout va plus vite. Durant les prochaines années, le numérique va encore bouleverser nos vieilles habitudes.
« La production, la finance, le marketing, les ressources humaines… Tous les secteurs de l’entreprise sont touchés par cette révolution. Le numérique est un important facteur de croissance, surtout en période de crise » explique  Laurent Prével, président de l’Aproged, l’association des professionnels pour l’économie numérique.
Et pour cause, ces changements sont source de compétitivité et de croissance pour les entreprises. S’il est difficile de chiffrer l’impact du numérique sur la productivité, aucun économiste ne remet en cause son effet positif sur les pratiques au travail.
Le passage au tout numérique est nécessaire. Néanmoins, il doit être accompagné d’une stratégie capable d’intégrer les salariés. Car si la mise en place de nouveaux outils est simple, leur adoption par les employés pose souvent problème.

Chaque entreprise aura son propre réseau social


Le succès des réseaux sociaux et du Web 2.0 n’a pas laissé indifférentes les entreprises. Résultat, la mise en place de réseaux sociaux, de blogs et de wikis se multiplie au sein des entreprises. Selon une étude McKinsey, 17 % des entreprises mondiales disposaient d’un blog en 2007. Aujourd’hui, elles sont déjà 46 %. En termes de réseau social, l’évolution est la même.
Pour les entreprises, c’est un moyen de faire participer les salariés. Mais, l’espace communautaire de l’entreprise ne s’arrête pas là. Les clients et les fournisseurs sont également les bienvenus. Ce type de réseau social a trois avantages.

Les salariés sont plus impliqués dans la vie de l’entreprise. Le réseau fidélise également les consommateurs et les fournisseurs. « C’est cette diversité de points de vue qui crée la performance » précise Jacques Bughin, directeur du bureau bruxellois de McKinsey.
Enfin, le réseau social permet de recueillir de l’information émanant de ces trois catégories. « Par la suite, elle peut être utilisée pour améliorer l’organisation de l’entreprise ou encore déterminer un axe de développement pour un produit par exemple » explique Alain Garnier, fondateur de Jamespot, une société fournissant des solutions de réseaux sociaux aux entreprises.

De grands groupes ont déjà franchi le pas. Lenovo compte déjà plus d’1 million d’utilisateurs sur les forums communautaires. De son côté, Procter & Gamble a créé un réseau social afin de faire participer les consommateurs à l’innovation. Pour l’entreprise, les résultats sont immédiats : baisse des coûts en R&D, recherche plus pertinente et clients satisfaits. Un tiers des innovations du groupe sont faites avec des collaborations externes. Les dépenses en R&D ont diminué de 35 %.

Lego a lancé en grande pompe un module de co-création pour ses nouveaux modèles. Au niveau du design la réduction des coûts est d’environ 10 %, assure le constructeur de jouet.

Quand dématérialisation rime avec rationalisation


Autre vertu du numérique : la dématérialisation. En accélérant les flux d’informations, ce processus améliore également la productivité des entreprises. Il se décompose en trois étapes : la numérisation du document, l’archivage au sein d’une base de données et l’évolution du document.

Une fois archivé, le document est également exploitable numériquement. Grâce à des workflows, outils de gestion des processus, on peut gérer l’ensemble des étapes de la vie d’un document numérisé : signature, modification et publication.
« Désormais, les outils de reconnaissance sont capables d’identifier le type de documents et d’isoler des informations. Pour l’exploitation des données, c’est un gain de temps indéniable » explique Serge Dahan, président d’Iris, une société spécialisée dans la dématérialisation.

Les factures arrivent en tête de liste des documents dématérialisés par les entreprises. Grâce à ce procédé, leur traitement est plus rapide ce qui permet d’accélérer le délai de paiement et, au final, la trésorerie de l’entreprise. Les administrations et les grandes entreprises ont déjà franchi le cap. La SNCF a mis en place une stratégie active de dématérialisation de ses documents.
Mais un tel projet ne s'instaure pas du jour au lendemain. Un long processus est nécessaire en amont : analyse des besoins, modélisation et mise en place technique du processus.

Le mythe de l’entreprise zéro papier