Arcadis, société d’ingénierie et de conseil, a réalisé, pour la troisième fois, un index d’attractivité classifiant quarante-et-un pays dans lesquels elle est présente. Singapour confirme sa place de numéro un. La France se classe dix-neuvième.

Singapour demeure le marché le plus attractif du monde pour les investissements en infrastructures. C’est ce que dévoile la troisième édition du rapport « Global Infrastructure Investment Index » réalisé par Arcadis, société d’ingénierie et de conseil. Publié tous les deux ans, il classe quarante-et-un pays en fonction de leur attractivité pour les investisseurs en infrastructures grâce à cinq indicateurs (économie, business, risque, infrastructures et finance).

 

Un haut de classement axé sur la croissance

 

Singapour reçoit ainsi des notes systématiquement supérieures sur quatre indicateurs ; malgré un score légèrement plus bas sur celui « économie », le pays conserve un environnement économique fort. Alors que la plupart des projets sont traditionnellement financés par l’argent public, Singapour cherche à développer des partenariats avec des investisseurs institutionnels privés.

Globalement, les pays qui jouissent de conditions politiques stables, d’environnements économiques sûrs et d'un fort potentiel de croissance figurent dans les favoris des investisseurs en infrastructures. Singapour, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Canada et la Malaisie occupent ainsi les cinq premières places de cet index.

Le rapport 2016 analyse également l’impact des mesures de court terme sur les projets de financement, telles que les dévaluations monétaires, les prix des matières premières et l’insécurité. Quatre pays du top 10 – Émirats arabes unis, Canada, Malaisie et Norvège – présentent un risque à court terme plus élevé. Les opportunités d’investissement les plus intéressantes sur ces marchés concernent donc les opérations et la maintenance, plutôt que la construction des infrastructures.

 

L’Europe reste une opportunité intéressante

 

Les pays européens restent parmi les marchés les plus stables, matures et attractifs pour les investisseurs, avec huit pays sur les vingt premiers. Le Royaume-Uni est l’un des marchés dont l’attractivité a le plus augmenté, passant de la treizième place en 2012 à la neuvième en 2016. De plus, deux éléments favorisent la confiance des investisseurs. Le flux régulier et élevé de projets s’ajoute aux années d’expérience de partenariats public-privé, particulièrement en France, dans les pays nordiques, les Pays-Bas et l’Allemagne. Par ailleurs, la mise en place du plan Juncker et ses 315 milliards d’euros d’investissement vise à créer une base de données de projets européenne. Cependant, le manque de projets rentables limite aujourd’hui les opportunités.

 

Un marché français à deux vitesses

 

La France se classe dix-neuvième et recule de deux places par rapport au classement de 2012. Les investissements en infrastructures ont été pénalisés par le manque de continuité politique, et la dépendance vis-à-vis des grands projets qui bénéficient de la participation de l’État n’a pas aidé la confiance à long terme. En effet, la réduction des déficits a entrainé un ralentissement des investissements locaux et nationaux. Il reste toutefois de belles perspectives avec la continuité du plan sur le Grand Paris, le Port de Calais et les projets à venir du canal Seine-Nord et de la traversée transalpine du Lyon-Turin. « L’activité de l’infrastructure se concentre aujourd’hui essentiellement en région parisienne au autour de grands projets au détriment des marchés locaux ou de proximité » explique Philippe Autuori, directeur de la division opérationnelle infrastructure – Europe du sud chez Arcadis.

 

 

S.E.

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