Un rapport de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable du Sénat publié le 8 mars 2017, donne l'alerte sur le manque d'entretien des routes nationales et départementales ainsi que celles concédées à des entreprises privées.

 

À l’initiative de son président Hervé Maurey, sénateur UDI de Normandie, la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat a publié un rapport d’information sur le mauvais état des infrastructures routières et autoroutières. Le sénateur rappelle l’importance pour l’État d’agir de manière urgente et responsable car le réseau est un atout formidable pour la mobilité dans nos territoires.

Le constat de cette dégradation n'est pas nouveau. En juillet 2013, la Cour des comptes avait déjà égratigné l'État sur son manque de volonté à contraindre par des mises en demeure ou des pénalités les sociétés concessionnaires à remplir leurs obligations. La qualité des 9 645 kilomètres de nationales dont l’État à la charge se dégrade au rythme des baisses d'investissements qui sont passés de 760 millions d’euros en 2009 à 663 millions d’euros en 2015.

 

Des avis divergents

 

La commission demande par ailleurs que soit assuré le suivi du plan de relance autoroutier d’un montant de 3,2 milliards d'euros signé en septembre 2015 entre l'État et les concessionnaires des autoroutes françaises, privatisées entre 2002 et 2006. Le gouvernement a déjà prévu un deuxième plan d'investissement autoroutier en 2017, doté cette fois de 800 millions d'euros financés par les collectivités locales et par une faible augmentation des péages.

Face à ces constatations, l’Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa) dénonce un rapport scandaleux et partial indiquant que 98 % des automobilistes interrogés en 2016 se disent satisfaits, voire très satisfaits par l'état des autoroutes. Le ministère des Transports indique de son côté que des rectifications ont déjà été entreprises avec plus de 400 opérations de régénération menées en 2016 et des investissements qui ont « fondu », passant de 4,7 milliards d'euros en 2008 à 3,3 milliards d'euros en 2014.

 

Vanessa Benesty 

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