Rencontres économiques d’Aix : Bruno Le Maire sur le pied de guerre

Le ministre de l’Économie et des Finances a profité de son passage aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence dimanche 9 juillet pour rappeler sa volonté d’agir «sans délai».

© Capucine Coquand

Le ministre de l’Économie et des Finances a profité de son passage aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence dimanche 9 juillet pour rappeler sa volonté d’agir «sans délai».

→ Retour sur les Rencontres économiques d'Aix 2017.

C’est un message enthousiaste qu’a délivré le ministre de l’Économie et des Finances à l’occasion des 17e Rencontres économiques d’Aix, le 9 juillet dernier. « Nous sommes décidés à aller vite, à aller loin, à aller fort (…), lance-t-il au cœur de la faculté de droit, dans un amphithéâtre plein à craquer. Convaincu que la France a « choisi l’espoir » en votant pour Emmanuel Macron, Bruno Le Maire assure qu’une transformation profonde de l’économie aura lieu très rapidement. « Il n’y a pas une seconde à perdre, déclare le représentant de Bercy. Je comprends le sentiment d’urgence qui habite les Français.» Si le report annoncé de certaines réductions fiscales déçoit, Bruno Le Maire l’affirme : « Aucune décision définitive n’a pour l’instant été arrêtée en matière de calendrier. » L’objectif ? Réduire les dépenses publiques, tout en baissant les impôts pour les Français comme pour les entreprises. « Je ne vois aucune contradiction à s’engager dans les deux directions en même temps, précise-t-il. C’est comme ça qu’on retrouvera de la croissance et de l’emploi. » 

« Aucune décision définitive n’a pour l’instant été arrêtée en matière de calendrier »

Sur la question du travail, Bruno Le Maire rappelle l’intention du gouvernement d’engager une réforme « sans délai ». « Notre ennemie c’est le chômage », lance-t-il non sans rappeler François Hollande et son désormais célèbre « mon ennemi c’est la finance » prononcé lors du salon du Bourget en 2012. « Le travail de demain sera un travail plus souple, plus varié et demandera un renouvellement professionnel permanent », ajoute l’ancien membre des Républicains, précisant que ces évolutions passeront inévitablement par l’éducation. « Tout se joue là, assure-t-il. C’est dans la formation que nous relèverons les défis économiques actuels.» Désireux de rassurer les dirigeants d’entreprises présents dans l’assemblée, le ministre conclut en rappelant le rôle de l’État : « Il est là non pas pour gérer l’entreprise à la place des entrepreneurs, mais pour créer l’environnement le plus favorable au développement des entreprises ». Trois mots le guideront dans prochains mois : « enthousiasme », « détermination », « volontarisme ». Prometteur.

Capucine Coquand

@CapucineCoquand

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