Présidentielle 2017 : la fiscalité comme élement de différenciation

Edito
Edouard Petitdidier et Jean-François Fliti, Allure Finance

Edito

Le premier grand débat politique ayant opposé les cinq principaux candidats à la présidentielle fut un joli succès d’audience. Dix millions de téléspectateurs en moyenne se sont ainsi pressés devant leur petit écran. Malheureusement, durant ces 160 minutes d’échange, peu de temps a été accordé aux qestions fiscales et patrimoniales, qui demeurent pourtant parmi les plus puissants leviers d’actions financiers. Elles forment par ailleurs un très bon élément de comparaison entre les différents candidats. Dans le programme publié par Jean-Luc Mélenchon, il est notamment question de la création de neuf nouvelles tranches progressives du taux supérieur actuel jusqu’à 100 % ! Le renforcement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est également évoqué. Le projet présenté par Benoît Hamon, le candidat du parti socialiste, valide la réforme du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu et prévoit une augmentation du nombre de tranches de l’impôt sur le revenu dans le but de le rendre plus progressif. Emmanuel Macron souhaite, quant à lui, transformer l’ISF en un impôt sur la fortune immobilière, exonérant de facto les valeurs mobilières (PEA, assurance-vie, portefeuilles en actions). Autre changement, un prélèvement forfaitaire unique de 30 % pourrait être mis en place pour les revenus du capital. Le candidat du parti Les Républicains, François Fillon, propose pour sa part de supprimer le prélèvement à la source et l’ISF. Un projet qui prévoit par ailleurs la diminution des droits sur les donations. Enfin, Marine Le Pen se place contre la réforme du prélèvement à la source. Elle fait également la promesse de baisser de 10 % les taux des trois premières tranches du barème de l’impôt sur le revenu. En souhaitant que l’intérêt que les Français ont manifesté envers le débat politique se matérialise par un déplacement massif dans les bureaux de vote le 23 avril et le 7 mai.

 

Edouard Petitdidier et Jean-François Fliti, Allure Finance

Vous avez apprécié cet article ? Likez Magazine Décideurs sur Facebook !

F. Stolar (Sagard) : « Alvest, c'est d'abord un pari d'investisseur »

F. Stolar (Sagard) : « Alvest, c'est d'abord un pari d'investisseur »

Patron de l'une des sociétés de gestion les plus confidentielles du marché français du private equity, Frédéric Stolar nous livre ses impressions sur...

Publicité digitale : le pré carré des Gafa sous pression

Publicité digitale : le pré carré des Gafa sous pression

Google, Facebook et bientôt Amazon : les géants du Net captent la majorité des investissements publicitaires digitaux en France. Pourtant, les scandal...

Isabelle de Silva fait autorité

Isabelle de Silva fait autorité

Très discrète durant les douze premiers mois de son mandat à la tête de l’Autorité de la concurrence, Isabelle de Silva s’appuie sur sa grande technic...

Lire plus d'actualités
s'abonner

Nous ne commercialisons pas vos adresses mail à un tiers.
Nous conservons vos informations personnelles afin de vous adresser les contenus et services que vous avez demandé.
Vous pouvez vous désinscrire à tout moment, simplement et rapidement.

Ne plus afficher ce message