Nouvelles lignes à grande vitesse : des « investissements excessifs » aux yeux du Sénat

Dans un rapport rendu le 29 septembre, un groupe de travail sénatorial sur les infrastructures de transport appelle à une sélection et à un suivi plus rigoureux des projets.

Dans un rapport rendu le 29 septembre, un groupe de travail sénatorial sur les infrastructures de transport appelle à une sélection et à un suivi plus rigoureux des projets.

C'est un rapport qui n'est peut-être pas parvenu jusqu'au bureau de François Hollande. Quelques jours après sa remise, le chef de l'État s'est en effet empressé d'annoncer l'accélération de la mise en œuvre du projet de ligne à grande vitesse (LGV) entre Poitiers et Limoges. Un projet pourtant déjà retoqué en avril par le Conseil d'État qui avait estimé sans détour que « les inconvénients du projet l'emportent sur ses avantages ». C'est également l'avis du groupe de travail sénatorial sur les infrastructures de transport. Ces huit sénateurs de droite et de gauche, réunis en février dernier par la commission des finances du Sénat, demandent en effet le gel pendant une quinzaine d'années du financement des nouveaux projets de lignes à grande vitesse (LGV), dont celui auquel François Hollande est tellement attaché.

Pour les sénateurs, la priorité doit être donnée à des « investissements massifs » dans la modernisation du réseau. Les infrastructures ferroviaires souffrent, ce n'est pas une nouveauté, et les 2,5 milliards d'euros consacrés chaque année à ces travaux ne semblent pas suffire à renverser la tendance. Les auteurs du rapport jugent donc indispensable « de dégager 1 à 2 milliards supplémentaires » par an et porter ainsi cet effort entre 3,5 et 4,5 milliards d'euros pendant les quinze prochaines années. Une loi de programmation des infrastructures de transport pourrait dans ce contexte offrir une nouvelle visibilité budgétaire et permettre la hiérarchisation des projets. Sans laisser cette fois des milliards disparaître au détour d'un tunnel : pour les sénateurs, il est en effet indispensable de mettre en place une commission permanente de suivi pendant au moins cinq ans.

F. N.

 

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