Loi numérique : les gamers sur la sellette

Après six mois de négociations, les décrets d’application de la loi sur la République numérique censée réguler les compétitions d’eSport et donner un statut aux professionnels du jeu vidéo inquiètent.

Après six mois de négociations, les décrets d’application de la loi sur la République numérique censée réguler les compétitions d’eSport et donner un statut aux professionnels du jeu vidéo inquiètent.

La loi sur la République numérique d'octobre 2016, censée encadrer et aider au développement des sports vidéo-ludiques, risque en réalité de paralyser l’activité des clubs. C’est du moins l’avis de  Stephan Euthine, secrétaire général de l’association France eSport, qui s’est exprimé sur le sujet à l'occasion de la dix-huitième édition de la Gamers Assembly à Poitiers.

 

Selon l’association, la nouvelle réglementation met en place une régulation trop contraignante des contrats des gamers professionnels en augmentant les charges supportées par ces derniers. Lors des négociations, une forme de contrat d’autoentrepreneur a été demandée par les professionnels de l’eSport. Or, le modèle adopté par le gouvernement s’apparente à celui des contrats saisonniers des footballeurs. Avec près 60 % de charges en plus qu’à l’étranger, la plupart des clubs ne pourraient plus faire face à la concurrence internationale et disparaitraient. Les gamers s’alliant au plus offrant, beaucoup de clubs seraient contraints de délocaliser leur siège social ou de baser leurs joueurs à l’étranger. De plus, l’organisation de compétitions en ligne ne serait pas reconnue par la nouvelle loi et resterait donc théoriquement illégale.

 

Les acteurs de ce secteur sensible et controversé ne comptent cependant pas déclarer forfait. L’association France eSport se dit prête à tout pour faire valoir les droits de ses professionnels.

 

NB

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