Millenials : la rémunération en contrepartie de la flexibilité

Les « millenials » font l’objet de nombreux fantasmes. Cette génération est régulièrement qualifiée d’égocentrique, insatisfaite et exigeante au travail. Les études ont cependant démontré qu’elle porte une vision plutôt rationnelle et réaliste sur son avenir.

Les « millenials » font l’objet de nombreux fantasmes. Cette génération est régulièrement qualifiée d’égocentrique, insatisfaite et exigeante au travail. Les études ont cependant démontré qu’elle porte une vision plutôt rationnelle et réaliste sur son avenir.

Dans une enquête publiée en avril 2017, l’organisme de formation Cegos met en exergue les principaux enseignements permettant de comprendre les aspirations et les ambitions des jeunes salariés actifs d’aujourd’hui.

Données d’entrée

Conscients de la conjoncture économique actuelle, 68 % des jeunes en activité jugent le concept de flexisécurité (concilier la flexibilité du travail recherchée par les entreprises et la sécurité professionnelle attendue par les salariés) pertinent. « Pour ces jeunes actifs, l’imprédictibilité, le changement permanent, la carrière non linéaire ne sont pas perçus comme des problèmes, mais comme des données d’entrée », précise Christophe Perilhou, directeur d’activité conseil et formation sur mesure chez Cegos. En d’autres termes, les jeunes actifs ont intégré la nouvelle normalité des parcours professionnels faite de ruptures et de métiers bouleversés par la technologie. Par ailleurs, seuls 31 % d’entre eux ont fait leurs premières armes en CDI, contre 50 % passés par les cases CDD ou intérim.

Une tendance européenne  

Pour compenser cette exigence d’adaptabilité, les jeunes salariés aspirent à un salaire satisfaisant. Sans suprise, la rémunération se place au centre des préoccupations dans le choix de l’employeur pour 93 % des actifs de 20 à 30 ans. Ce taux relègue l’épanouissement personnel, la réalisation de soi et le développement des compétences ex aequo à la deuxième position (56 %). Pragmatiques et lucides, ils cherchent des réponses immédiates pour « gagner vite et bien » leur vie. Une tendance qui se vérifie au niveau européen avec une étude menée par l’institut YouGov et Monster en 2016 : 60 % des salariés de quatre pays (France, Allemagne, Royaume-Uni et Pays-Bas) et âgés de 18 à 36 ans considèrent « qu’être mieux payé » est la première chose qui pourrait améliorer leur niveau de satisfaction de leur travail. La rémunération apparaît alors comme le gage de sécurité incitant les jeunes actifs à faire preuve de flexibilité.

Amandine Mujinga

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