Le plan de sauvetage d'Areva validé par ses actionnaires

Les actionnaires d'Areva ont validé le plan de sauvetage de l'entreprise, comprenant une augmentation de capital de cinq milliards d'euros. Cependant, plusieurs conditions suspensives ne sont pas encore remplies.

Les actionnaires d'Areva ont validé le plan de sauvetage de l'entreprise, comprenant une augmentation de capital de cinq milliards d'euros. Cependant, plusieurs conditions suspensives ne sont pas encore remplies.

Une nouvelle étape est franchie dans le sauvetage d'Areva. Après le feu vert sous conditions donné par Bruxelles en janvier, les actionnaires de l'entreprise (ndlr : l'État français est actionnaire majoritaire à hauteur de  87 %) ont donné leur accord au plan de renflouement qui devrait permettre au « fleuron français du nucléaire » d'éviter la faillite. D'un montant d'environ cinq milliards d'euros, ce plan de sauvetage se déroulera en plusieurs phases. L'État va tout d'abord octroyer un prêt-relais de 3,3 milliards afin qu'Areva puisse remplir les conditions suspensives posées par Bruxelles, à savoir la validation par le Commission européenne de l'activité réacteurs (Areva NP) par EDF, ainsi qu'un retour positif de l'Autorité de sûreté nucléaire sur le réacteur EPR de Flamanville. Une fois ces deux conditions remplies, l'État pourra souscrire à une première augmentation de capital d'un montant de 4,5 milliards d'euros répartie sur deux entités : 2,5 milliards pour NewCo, le nouvel Areva centré sur les activités combustible, soit sensiblement le même périmètre d'activité que l'ex-Cogema, les deux autres milliards allant à la holding Areva SA, qui regroupe les activités du groupe, c'est-à-dire celles liées au contrat EPR en Finlande ainsi qu'à l'usine du Creusot.

 

Des investisseurs japonais sur les rails

Une fois cette première étape franchie, et après la finalisation du rachat de l'activité réacteurs (Areva NP, ex-Framatome) par EDF, deux investisseurs japonais, MHI et JNFL, apporteront une seconde augmentation de capital à NewCo, à hauteur de 500 millions d'euros à parts égales, soit 5% du capital de la nouvelle entité. Une fois l'augmentation de capital achevée, l'État devrait lancer une offre publique de retrait pour les actionnaires minoritaires du groupe.

 

Reste maintenant à attendre un retour positif des testes de l'Autorité de sûreté nucléaire sur la cuve du réacteur EPR de Flamanville. L'incendie qui s'y est déclenché ce jeudi matin laisse imaginer encore plusieurs semaines d'angoisse en haut lieu.

 

B. B.

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