C’est le coût économique annuel de ce que représenterait le retour des contrôles aux frontières intérieures à l’espace Schengen sur le long terme pour les pays de l’Union européenne.

Pour contrer la crise migratoire en Europe (1,2 millions de migrants comptés à ce jour), le retour des contrôles aux frontières intérieures de l’Union Européenne est évoqué. Alors que le projet est soutenu par l’Allemagne, ses répercussions sur l’économie française sont inquiétantes, selon France stratégie. Dans l’immédiat, les coûts engendrés pourraient s’élever à un voire deux milliards d’euros (hors inflation du budget des contrôles). 50 % seraient liés à une baisse de l’activité touristique, 38 % représenteraient l’impact sur les 350 000 postes de travailleurs frontaliers concernés et 12 % seraient dus à la diminution du trafic routier. Les conséquences sur le long terme sont  plus préoccupantes. Une taxe de 3 % sur le commerce entre pays membres de la zone euro serait instaurée, ce qui le freinerait de 10 % à 20 %. Conséquence négative pour le PIB français qui pourrait chuter d’un point : soit plusieurs dizaines de milliards d’euros en moins. De plus, ce type de mesure signifierait une perte d’attractivité pour l’Union Européenne et donc une baisse des investissements étrangers. La mobilité des travailleurs et le commerce extérieur du pays seraient aussi pénalisés. Les exportations et les importations françaises vers les pays de la zone euro pourraient baisser de 11,4 %. Même chose pour les pays hors Union européenne : une diminution pour la France de 10,8 % des exportations et de 13,7 % des importations.

 

R. T. 

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