Joseph Habbouche (KLG Group) : « La construction bois, une réponse aux enjeux environnementaux en France »

Les enjeux liés au développement durable et à la pérennisation des ressources ont entraîné de nombreux questionnements dans le secteur de la construction. Dans ce contexte de responsabilisation environnementale, certains matériaux peu utilisés, comme le bois, peuvent être pourtant plus écologiques

Les enjeux liés au développement durable et à la pérennisation des ressources ont entraîné de nombreux questionnements dans le secteur de la construction. Dans ce contexte de responsabilisation environnementale, certains matériaux peu utilisés, comme le bois, peuvent être pourtant plus écologiques

Pendant de nombreuses années, l’intégration du bois dans la construction, en France, est restée très faible et limitée au secteur de la maison individuelle. La construction bois se présente aujourd’hui comme le meilleur allié des bailleurs et sociétés de construction, pour répondre aux challenges environnementaux, économiques et architecturaux actuels. Malheureusement, le potentiel de la filière sèche, méthode de construction qui utilise des matériaux légers comme le bois ou l’acier, et ne nécessite pas d’eau, reste largement inexploité par les acteurs de l’habitat en France.

Une construction plus propre et plus écologique 

La construction bois présente un bilan carbone imbattable par rapport à la construction béton. Le bois est entièrement recyclable et permet de piéger le CO2, contrairement au béton qui en émet. Autre vertu : les constructions de bois bénéficient d’une isolation très importante, ce qui permet d’améliorer de manière significative la performance énergétique des bâtiments et de réaliser des économies substantielles sur le chauffage. Contrairement au parpaing, le mur bois est inerte et permet un confort thermique optimal. L’immeuble en bois est donc chauffé et climatisé à un coût moindre que celui de la construction maçonnée.

La construction bois donne également des chantiers considérablement plus propres et respectueux de l’environnement. Les chantiers consomment moins d’eau et produisent moins de déchets que les chantiers classiques. Ils sont également plus silencieux et, de fait, plus acceptés du voisinage.

Avec la filière sèche, le secteur du bâtiment se donne donc l’opportunité de se défaire des préjugés  et d’influer positivement sur son environnement !

 

Des bâtiments qui répondent aux enjeux de l’urbanisation

Contrairement aux idées reçues, le bâtiment de bois répond parfaitement aux problématiques de la construction en milieu urbain. La technique du bois contrecollé permet de concevoir des panneaux de longues portées en usine, ce qui rend simple la construction de bâtiments de plus de 10 mètres  de hauteur. La structure est également plus légère et les murs moins épais qu’avec une construction classique, ce qui induit un gain de place non négligeable en milieu urbain ! Autre avantage de la préfabrication, les délais de montage sont deux fois plus courts que dans le cadre d’une construction classique. L’immeuble est monté en kit, ce qui réduit significativement les cycles de construction et évite les temps morts des chantiers liés à la « prise ».

Enfin, les structures de bois répondent parfaitement aux contraintes en matière de sécurité. D’abord, les assemblages en bois sont particulièrement ductiles et donc dissipateurs d’énergie. Le bois est aussi plus résistant à l’action de nombreux agents chimiques et présente une meilleure tenue au feu que les matériaux classiques comme le béton !

 

La filière sèche, véritable atout pour les bailleurs sociaux et les constructeurs en France !

Des délais de construction rapide, une consommation d’énergie maîtrisée, des coûts de construction réduits et un chantier plus propre, l’immeuble en bois permet aux bailleurs sociaux, par exemple, de maîtriser les coûts de construction mais aussi le niveau des charges et de pouvoir continuer à proposer des loyers accessibles.

Cependant, pour bénéficier du potentiel immense de la construction bois, ceux-ci doivent contribuer au développement de la filière sèche en lançant de véritables programmes de construction afin de dépasser la phase de démonstration et lever les barrières économiques et les réticences des maîtres d’ouvrage. En effet, une démarche proactive des bailleurs sociaux permettra de structurer la filière, relocaliser la production de bois et développer des stratégies collectives pour industrialiser davantage les processus de construction. Cela aura pour conséquence de réduire les coûts de production et de transport ainsi que de mettre au point, à terme, des modèles d’immeubles reproductibles et exportables.

 

Un secteur en pleine expansion

Même si la filière sèche est encore peu structurée en France, celle-ci est soutenue par les pouvoirs publics dans le cadre  de la Nouvelle France industrielle. De plus, des projets de grande envergure ont vu le jour ses dernières années. Ainsi, à Ris-Orangis, en Essonne, un chantier d’habitations à loyer modéré de 140 logements entièrement construits et chauffés avec du bois est en passe d’être achevé. L’immeuble de quatre étages devient le plus grand HLM en bois d’Europe.

Dans le 18e arrondissement de Paris, la SIEMP (Société immobilière d’économie mixte de la ville de Paris) a érigé neuf logements à loyers sociaux faits d’assemblage de bois. Et à Montreuil, dans le 93, un immeuble de dix-sept logements a été construit presque entièrement sur le même mode. Si la France en est seulement à ses débuts sur le plan de la filière sèche, certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la Suède utilisent ce mode de construction depuis longtemps, y compris pour des  plans d’habitats collectifs. Et presque la moitié des bâtiments  aux États-Unis et au Canada sont construits en bois, au moins partiellement.

 

KLB Group, une expertise industrielle au service de la construction

Selon nos experts en immobilier, une construction de bois permet de réduire de 60 % en moyenne, les émissions de CO2 associées au chantier, de 15 % les coûts de construction et de 30 % les cycles de construction. KLB Group, avec sa longue expérience dans la conduite du changement et la structuration des procédés industriels, peut faire bénéficier les bailleurs sociaux de sa connaissance très précise de leurs challenges ainsi que de son expérience dans des secteurs clés comme l’aérospatial, l’automobile et le ferroviaire. Une expertise qui fait toute la différence !

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