L’urgence d’investir dans les crèches

Considéré comme le mode de garde préféré des français, la crèche est pour bien des parents un rêve inatteignable. Entre liste d’attente interminable et manque de moyens, trouver une place en crèche relève du parcours du combattant. Existent-ils des solutions capables de répondre à une demande croissante ?

Considéré comme le mode de garde préféré des français, la crèche est pour bien des parents un rêve inatteignable. Entre liste d’attente interminable et manque de moyens, trouver une place en crèche relève du parcours du combattant. Existent-ils des solutions capables de répondre à une demande croissante ?

Avec 429 000 places disponibles, l’offre d’accueil en crèche est loin d’être suffisante. Seulement 50 % des demandes de place en crèche sont satisfaites. En cause, une offre inégalement répartie sur le territoire avec des préférences pour les familles qui varient en fonction de la taille des communes : 35 % des familles privilégient la crèche dans une ville de 50 000 habitants contre 17 % dans une commune de moins de 2000 habitants selon la caisse nationale des allocations familiales (CNAF). À cela s’ajoute, des longues procédures qui rallongent les délais pour l’obtention d’une place. Résultat : un mécontentement persistant chez les parents.

 

La crèche ? cher ou pas ?

 

Une perte quand on regarde le coût d’une place en crèche. Dépendant en partie des revenus des parents, ce mode d’accueil est l’un des moins onéreux notamment pour les familles les plus modestes (le plus souvent monoparentales). Pour un coût de 2,05 euros (moyen de l’heure), c’est beaucoup moins que ce qui est dépensé pour un salarié à domicile (9,76 euros brut). Selon les données de la CNAF, en 2013, un couple qui perçoit deux Smic soit 2 200 euros, ne paient que 120 euros par mois, soit 2,2 fois moins qu’une assistante maternelle (255 euros).

 

De 100 000 à 200 000 places immédiates

 

Afin de pallier aux problèmes, les professionnels du secteur sont montés au créneau proposant des mesures simples, qualitatives et peu coûteuses. Parmi les propositions phares, la simplification des normes (meilleure lisibilité pour les gestionnaires et baisse des coûts), l’accélération en matière d’encadrement (formation de professionnels de la petite enfance, développement des écoles de formation ou valorisation expériences) ainsi que l’élargissement de la surface des crèches déjà existantes représentent des axes prioritaires. En ligne de mire, d’après ce groupement, la création de 100 000 à 200 000 places supplémentaires. Pas négligeable quand on sait que l’État français dépense 15 % de moins pour les enfants de 0 à 10 ans que la moyenne des pays de l’OCDE selon Édouard Carle, co-fondateur et co-président de Babilou.

 

Gatien Pierre-Charles

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