Alto Avocats, un cabinet 3.0

Jonas Haddad, Arnaud Touati et Harry Allouche ont fondé Alto Avocats. Ce cabinet prometteur résolument orienté vers les start-up et les entreprises de croissance propose une offre peu commune : le forfait mensuel, sorte d’abonnement à un nombre d’actes juridiques réguliers.

Jonas Haddad, Arnaud Touati et Harry Allouche ont fondé Alto Avocats. Ce cabinet prometteur résolument orienté vers les start-up et les entreprises de croissance propose une offre peu commune : le forfait mensuel, sorte d’abonnement à un nombre d’actes juridiques réguliers.

Décideurs. Vous avez fondé en juillet?2015 un nouveau cabinet destiné aux start-up. Pouvez-vous revenir sur la genèse de votre projet??

Jonas Haddad. Nous sommes partis d’un constat relativement simple?: les start-up trouvent difficilement une offre juridique adaptée à leurs besoins. Les entrepreneurs attendent de leurs conseils une approche pragmatique et qu’ils soient capables de comprendre l’environnement complexe dans lequel ils évoluent. Arnaud, Harry et moi-même sommes passionnés par l’univers entrepreneurial, les nouvelles technologies et les start-up. De ce constat et de cette passion, Alto Avocats est né.

 

 

Décideurs. Vous dites être un cabinet 3.0. En quoi votre offre diffère-t-elle de celle de vos confrères??

Arnaud Touati. Nous sommes, en quelque sorte, une start-up du droit. Ce que nous souhaitons, c’est garder tout le professionnalisme d’un cabinet d’avocats, notamment dans nos relations intuitu personae, mais tout en étant en capacité de s’adapter à la réactivité des entrepreneurs-startupers.

Harry Allouche. Notre connaissance approfondie de la vie et de l’environnement des start-up nous a permis d’identifier leurs besoins sur une année entière. Nous avons donc créé deux packages, le «?starting-block?» et le «?starter?». Le premier est une offre relative à la création juridique de la start-up. La seconde s’articule autour de son accompagnement sur une durée plus longue.

J.H. Nous proposons, enfin, de collaborer avec des prestataires extra-juridiques. Plus précisément, nous sélectionnons des partenaires – experts-comptables, agences de communication, développeurs informatiques… – susceptibles de devenir des prestataires des start-up. C’est tout un écosystème favorable que nous leur créons.

 

 

Décideurs. Quid des tarifs??

J.?H. Nous avons adopté trois types de tarifs. Les deux premiers sont classiques et bien connus?: la tarification horaire et l’honoraire de résultat. Le troisième, lui, est un forfait mensuel, en quelque sorte un abonnement. C’est assez révolutionnaire. Nous assurons dans ce cadre un nombre d’actes défini contractuellement tous les mois, à tous les stades de vie d’une start-up?: création, développement, etc. L’avantage est certain?: cela permet à la start-up de lisser ses dépenses juridiques et d’éviter d’importantes sorties de trésorerie. Cela rassure également les investisseurs car le juridique ne vient pas grever le financement.

 

 

Décideurs. Vous avez tous les trois des parcours éclectiques et complémentaires. Pouvez-vous revenir brièvement dessus??

J.?H. Diplômé d’un master I de droit des affaires et titulaire d’un master II de droit des entreprises en difficulté de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, j’ai complété ma formation à l’ESCP Europe. J’ai rejoint fin 2010 le cabinet de Luc Chatel, alors ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse, de la Vie associative. J’ai ensuite intégré le groupe ITG, leader français du portage salarial, comme responsable de la communication et des partenariats. Après trois ans de développement intense, j’ai décidé de revenir à mon métier d’avocat.

A.?T. Après un master II de droit des affaires de l’université Paris II Panthéon-Assas, j’ai poursuivi ma formation par un LLM à l’université de Chicago. J’ai ensuite intégré différentes structures reconnues du monde des affaires comme la banque d’affaires Oddo puis des cabinets comme Dewey & LeBoeuf, Linklaters, Weil Gotshal & Manges et Eversheds.

H.?A. Pour ma part, je suis titulaire d’un master II juriste d’affaires franco-anglais à Paris Sud XI, d’un LLM à l’université de Montréal, et d’un master of Science Legal and Tax Management à l’Edhec Business School de Lille. Une de mes originalités au niveau professionnel réside dans le fait que je suis inscrit à la fois au barreau du Québec et à celui de Paris. J’ai également débuté un doctorat en droit des contrats sur le sujet de la renégociation. Mon activité est aujourd’hui principalement dédiée au corporate et au contractuel.

 

Propos recueillis par Mathieu Marcinkiewicz

 

Photographie de gauche à droite : Arnaud Touati, Jonas Haddad et Harry Allouche

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