Articles Trois questions à Marine Le Pen, depuis le le palais d'Iéna, à Paris, siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE), lundi 13 février 2012
Publié le 13/02/2012
« Nous approchons doucement des 400 parrainages »
Trois questions à Marine Le Pen, candidate du Front national à l'élection présidentielle de 2012
Aujourd’hui, combien de signatures vous manque-t-il ?
Marine Le Pen. Nous approchons doucement des 400 parrainages.. Nous attendons la réponse du Conseil constitutionnel. Et puis, il y a tous ces Français qui attendent les parrainages des maires. C’est la preuve qu’il existe bien une rupture d’égalité entre les candidats. Notre recherche de signatures, c’est autant de temps durant lequel nous ne pouvons pas aller à la rencontre des Français et faire campagne. Cela avantage bien les autres candidats.
Votre salut peut-il venir du Conseil constitutionnel ?
Marine Le Pen. Nous mettons toute l’énergie qui est la nôtre à aller chercher les signatures. Nous n’attendons pas qu’elles tombent du ciel. Nous avons des centaines de militants qui sont sur le terrain pour convaincre les maires de la nécessité d’autoriser ma présence à l’élection présidentielle. Ces signatures arrivent trop doucement à notre goût. Beaucoup de maires trouvent également que cette situation est inadmissible. On veut retirer au peuple, à la majorité invisible, le dernier droit qui est le sien, celui de pouvoir voter.
N’allez-vous pas chercher les signatures trop tard ?
Marine Le Pen. Nous avons essayé d’aller chercher les parrainages plus tôt, mais beaucoup de maires nous répondaient alors que c’était prématuré. Il ne faut pas culpabiliser nos rangs, mais plutôt ce système qui est utilisé de manière cynique par l’UMP et le PS, et qui, contrairement à ce qu’ils expliquent, les arrange bien.
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